11 décembre 2005

Permis de conduire : première étape franchie!

Vendredi après-midi, me voilà partie à l'aventure pour me rendre au 855, Henri Bourassa Ouest à Montréal, adresse où je me rends pour décrocher le précieux sésame : le permis d'apprenti (la théorie).

Le rendez-vous était pris à 14 h mais arrivée là-bas à 13 h, je me joins aux gens qui patientent suite aux instructions données à l'entrée par l'agent de sécurité qui fait l'accueil.

Il appelle les rendez-vous toutes les dix minutes et à l'heure dite je me rends dans la file d'attente pour passer à l'accueil où un fonctionnaire me demande si j'ai rendez-vous (qu'est-ce que je ferai là sans rendez-vous?), me demande mon nom (sans vérifier mon identité), et me donne un numéro pour aller dans la salle d'attente numéro 2.

Environ une demi-heure après, mon numéro apparaît sur le gigantesque panneau lumineux et je me dirige donc vers le guichet numéro 11.
Le monsieur me demande si j'ai la citoyenneté canadienne (je me suis rendue spécialement à Henri Bourassa parce que non je ne suis pas canadienne mais bon ce n'est pas grave il ne peut pas deviner), il me demande si j'ai déjà un permis dans mon pays (je suis venue pour passer la théorie donc je n'ai pas de permis dans mon pays mais bon ce n'est pas grave il ne peut pas deviner) et me fait payer 10 $ (prix pour passer l'examen) et puis il me demande à quel nom je veux mon permis.

Surprise totale de ma part! Je peux donc ENFIN choisir?? Oui pour la SAAQ m'étant mariée à l'extérieur j'ai le choix du nom que je veux sur mon permis et nous voilà à discuter du sujet durant 10 bonnes minutes (j'ai dit discuter, je n'ai pas nous obstiner, je vous vois venir).
Je choisis évidemment mon nom de femme mariée, mon premier document officiel qui va enfin porter le nom que j'ai choisi! lol !

Le monsieur disparaît quelques minutes avec mon passeport, mon visa, ma carte de RAMQ, les renseignements fournis (il va vérifier ce que j'ai fourni comme infos).

À son retour il me fait passer l'examen visuel (je porte des lunettes), nous retournons à son bureau, il me renvoye dans la salle d'attente en m'expliquant que dans quelques minutes je serai appelée pour prendre une photo pour faire faire une carte qui m'évitera de redonner toutes mes infos quand je viens à la SAAQ (et moi je ne pense qu'à mon examen, quand est-ce qu'ils vont me le faire passer??)

Deux minutes mon nom retentit dans le micro et je vais voir un nouveau fonctionnaire qui prend en photo, me fait signer un papier, me rend mon passeport et m'envoye (enfin) dans la salle d'examen pour passer mon permis.

Munie de tous mes papiers et de mon passeport (à toujours garder en main car mon identité est vérifiée à chaque fois), je me dirige vers les salles d'examen où à nouveau on vérifie mon identité, on m'assigne un écran (qui me demande lui aussi de confirmer mon identité, lol) et l'examen commence (j'ai une heure pour le passer).

Quinze minutes plus tard et quelque sueurs froides j'ai fini et je retourne vers la préposée qui me dit que j'ai réussi, me donne un numéro et me renvoye dans la salle d'attente.

Après cinq minutes d'attente je me rends à un nouveau guichet où on vérifie bien évidemment que je suis bien qui je prétends être, on me demande si je veux acheter mon permis maintenant (et comment que je veux, c'est l'autre bout du monde pour moi) et après avoir débourser 34 $ me voilà l'heureuse détentrice du permis d'apprenti conducteur.

Dans huit mois je peux me présenter à l'examen pratique si j'ai suivi des cours dans une auto-école, sinon sans cours c'est dans douze mois et me voilà donc lâchée sur les routes québecoises sans aucune préparation, ni formation aucune. Mon permis d'apprenti est valable trois ans, si d'ici trois ans je ne passe pas le pratique je devrai refaire la théorie.

Je vais auto-apprendre (c'est le cas de le dire) en cas d'un conducteur qui détient le permis québecois depuis au moins 24 mois, j'ai le droit à seulement quatre points d'inaptitude sur mon permis et 0 tolérance en matière d'alcool.

Chéri c'est moi qui conduis!!!


Infos pour les résidents permanents de la région de Montréal :

SAAQ
855, Henri Bourassa Ouest (lignes de bus 164, 171)

pour prendre rendez-vous : (514) 594-771 du lundi au vendredi de 8 h à 17 h 30.


Si vous voulez avoir un aperçu des questions que j'ai eu, allez faire un petit tour sur ce site :

Société assurance automobile du Québec

09 décembre 2005

Guirlandes et neige


Guirlandes et neige
Originally uploaded by Hoedic.



Je voulais juste vous faire partager cette superbe photo prise par Hoedic et publiée sur le site flickr.

Voilà à quoi ressemblent les décos de Noël après la neige de ce matin.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir!

25 novembre 2005

Québec ou Canada ?

Une petite histoire glanée sur le net.

"Dans un café bondé de Londres, seul à sa table, un touriste déguste un sandwich au concombre. Soudain, un autre touriste s'approche de lui :

-Est-ce que pouvoir m'asseoir ici?

-Pas de problème...

-Merci, vous être gentil...

-Vous êtes en vacances?

-Oui, moi arrivé hier...

-Vous venez de quel pays?

-De Norvège. Et vous?

-Du Québec.

-Québec? Moi pas connaître...

-Ben, je viens du Canada...

-Ah! Canada! Ça connaître! Mais pourquoi avoir dit que vous venir du Québec?

-Parce que je viens d'abord du Québec!

-Ah, vous être né au Québec et avoir immigré au Canada....

-Non, moi être né au Québec pis être resté au Québec...

-Ah, votre père vient du Canada?

-Non, mon père, ma mère, ma femme, mon chien, tout le monde vient du Québec....

-Alors pourquoi avoir dit Canada?

-Parce que vous saviez pas c'était quoi le Québec, saint-crème!

-Mais si vous pas avoir su c'était quoi Norvège, moi pas vous avoir dit que mon pays être Japon...

-Le Canada, c'est pas le Japon câlisse. Le Canada, c'est mon pays.

-Ah, votre pays plus être Québec?....

-Mon pays, c'est le Québec. Mais mon pays, ça peut aussi être le Canada, si la personne à qui je parle sait pas c'est quoi le Québec siboire...

-Moi pas comprendre...

-Regarde, c'est simple: Je viens de la province de Québec dans le pays du Canada.

-Ah! Mais moi pas avoir demandé de quelle province vous venez, mais de quel pays... Moi venir de région Lofoten en Norvège, mais avoir répondu Norvège quand vous avoir demandé de quel pays je venais...

-Je l'sais, j'suis pas cave sacrament! Mais moi, quand on me demande de quel pays je viens, je réponds le Québec! Même si c'est le nom de ma province. Pour moi, c'est comme mon pays.

-Oh! Moi comprendre. Vous être séparatiste.
Vouloir que votre province du Québec devienne votre pays...

-Es-tu fou ostie? Je veux rien savoir de ça!

-Moi pus comprendre...

-C'est simple! Tu m'as demandé de quel pays je viens, j'ai répondu le Québec, parce que le Québec c'est mon pays, mais je veux pas que ce le soit vraiment, parce que ce serait trop de trouble. Je veux juste pouvoir le dire. Faque je peux-tu le dire?

-Moi tout mêlé. Toi avoir passeport de quel pays: Québec ou Canada?

-CANADA, ostie!

-Alors pourquoi toi pas avoir répondu tout de suite Canada?

-Parce que ça me tente pas. Pour moi, le Canada, c'est Anne Murray, le Stampede, la police à cheval, Toronto, le SRAS, et c'est pas chez nous tout ça. Chez nous, c'est Séraphin Poudrier, La P'tite Vie, Félix Leclerc, La Poune, Les Canadiens, Les Bougons... Tu comprends-tu???

-De moins en moins...

-Regarde, on va oublier ça. Pose-moi une autre question.

-De quelle ville tu viens?

-Euh... Ben là, je l'sais pus...

-Toi pas savoir c'est quoi ta ville?

-Oui, je sais c'est quoi ma ville. Mais ma ville, c'était une ville qui a fusionné avec une autre ville mais qui, là, va peut-être défusionner avec la ville qui serait censée être devenue ma ville...

-Toi pas évident! Quand toi écrire ton adresse, toi écrire quoi?

-Je le sais pus non plus. Avant, j'écrivais Hull, mais Hull est devenue Gatineau, mais y nous ont dit d'attendre trois ans avant de ne plus écrire Hull pour pas mêler le facteur.
Mais là, les libéraux ont passé une loi qui permet à Gatineau de redevenir Hull, mais je sais pas s'il va falloir attendre encore trois ans avant de pouvoir l'écrire ou si quand les trois premières années vont être finies, il va falloir écrire Gatineau durant trois ans, et après écrire Hull.

À moins que le PQ soit revenu au pouvoir et que là, on ait refusionné avec Gatineau, ce qui ferait qu'on devrait écrire Gatineau pendant trois ans...

-Je pense que moi partir, avoir mal de tête...

-Pourtant, c'est simple tabarnak : Ma ville, c'est Hull, mon pays, c'est le Québec. Mais si t'aimes mieux, ma ville c'est Gatineau, pis mon pays, c'est le Canada.

-OK, là, je comprends!

-Y était temps en crisse. En tout cas, ça été ben l'fun de jaser avec toi, pis si jamais tu viens dans mon coin, tu viendras me voir...

-OK. Mais tu vas être où? À Hull au Québec... ou à Gatineau au Canada?

-Ah! pis vas chier stie"

16 novembre 2005

Le nouveau chef du PQ

PQ ?

Que peuvent bien signifier pour vous ces deux lettres si vous ne vivez pas ou Québec et/ou si vous n'avez aucune espèce d'idée de la sphère politique qu'on y trouve ?

Le PQ = Parti québecois, qui vient d'élire son nouveau chef André Boisclair.

Pour tout savoir sur le Parti québecois voilà leur site officiel, qui expliquera beaucoup mieux que moi ce qu'est ce parti.

Les yaourts !

Pourquoi donc un texte sur les yaourts me diriez-vous ?

C'est la " faute " de Céline en Chine qui en parle sur son blog, son article sur les yaourts chinois m'a donné envie de parler des yaourts disponibles au Québec, allez savoir pourquoi...

Mon article ne sera pas aussi détaillé ni aussi long que le sien étant donné le pauvre choix de spécialités yaourtières alignées sur les tablettes...

Des marques internationales comme Danone sont bien sûr disponibles mais, ici aussi, leur goût est adapté au marché local.

Si vous aimez les yaourts aux fruits, les yaourts aromatisés aux fruits, les yaourts nature, vous serez servis car il n'y a QUE ça dans les grandes épiceries (=les magasins, ici on fait l'épicerie ou on va à l'épicerie), j'ignore ce que l'on trouve dans les " épiceries " (ici au sens français, lol) de luxe, je parle ici des épiceries de Madame et Monsieur tout le monde.

Ce désert de choix de yaourts est desespérant, déprimant, et je ne vous parle pas des " splendides " Jello et autres spécialités américaines, aux couleurs vert, bleu, rose fluo (vous savez comme les surligneurs fluo).

Amis des yaourts si vous venez au Québec, tenez le vous pour dit, ce sera : nature ou fruit !

26 août 2005

Fin de l'été

Derniers jours d'août, derniers jours de grand soleil mais avec l'espoir que septembre sera beau !
Fin des vacances aussi mais aucun regret car tous mes projets s'enchaînent et une nouvelle année riche de défis et de découvertes s'annonce !

17 août 2005

Trois ans plus tard

Comme m'a très récemment dit une amie qui m'est chère et à qui je n'avais pas parlée depuis des lustres : c'est dur de vivre le rêve de quelqu'un.

En effet je suis venue ici pour suivre mon mari (français) qui rêvait de vivre au Québec et qui s'y sent comme un poisson dans l'eau.
Au bout d'un an et demi (je ne sais plus exactement), je savais déjà que je ne passerai pas toute ma vie ici mais je sais aussi que je ne rentrerai pas en France. J'irai plutôt soit dans une province anglophone, soit dans un pays d'Europe.

Pourquoi je ne me vois pas rester ici toute ma vie (on est là depuis 3 ans) :

Les vieilles pierres me manquent, la diversité des paysages me manquent, les discussions pour refaire le monde me manquent, mes amis me manquent (ma famille ne me manque pas n'en ayant plus).
Je ne supporte plus la misère culturelle, attention je ne dis pas qu'il n'y a pas de culture !! C'est une culture différente à la mienne et elle ne m'attire absolument pas.
Aucune stimulation intellectuelle, quasi impossibilité de discuter d'autres choses que de la pluie, du beau temps, des exploits du petit dernier, de la dernière voiture achetée.

Je ne supporte plus la laideur des poteaux électriques, les routes pourries, la mode vestimentaire relâchée, etc...

Sur un forum d'expatriés, une jeune femme vivant au Québec et ne le supportant plus, dit très justement :

'J'ai quelques amis québécois aussi, et de bonnes relations avec, qui sont aussi des gens adorables, mais effectivement, il faut toujours réfléchir avant de parler, de là que ça les frustre. J'ai par moment le sentiment que tant que tu montres que tu es d'accord avec eux, ça va très bien. Mais peut-être je me trompe. Ca n'empêche rien au fait que je les apprécie, mais c'est vraiment à toi de te mettre au diapason avec eux et il faut comprendre que tout ne se dit pas, même si tu te sens proches d'eux.'

Je ne supporte plus cette frustration !

Je ne supporte plus la frustration de ne pas pouvoir dire ce que je pense avec les mots que je pense, avec les mots que je ressens. C'est une plaie de parler la même langue (enfin plus ou moins la même langue).

En ce qui concerne la santé je suis un cas à part vu j'ai été mieux soignée ici que je ne l'ai été en France ayant été diagnostiquée et prise en charge pour une maladie qui me poursuit depuis des années et qui me poursuivra toujours.
La santé des enfants ? Je n'en ai pas et je n'en aurai sans doute pas, si je rentrais en France j'aurai la possibilité de faire des FIV (fécondation in vitro) vu que cette pratique médicale est prise en charge là-bas à la différence d'ici.

Oui je pense à rentrer en France mais j'y aurai quoi ?

Je me retrouverai très probablement caissière ou un autre truc du genre. Le seul diplôme que j'ai est un bac (un DEC), une formation en archéologie qui vaut que dalle vu que je n'ai pas de doctorat.
Nous n'avons plus rien en France, on fait comment pour se loger ? Hors de question d'aller vivre chez belle-maman.

Pourquoi je suis restée ici :

Pour mon job actuel de gestionnaire de projets et de chef de production dans lequel je m'éclate, je suis sous payée dans une boîte pourrie mais j'y aurai beaucoup appris (j'y ai commencé il y a à peine deux ans comme ouvrière de production et je suis rendue à gérer des contrats de plusieurs centaines de milliers de dollars).

Pour la tranquilité, le non stress, la sécurité, le non formalisme, la simplicité, le non élitisme : tout ce que je n'avais pas en France. Oui je sais tout ça est parfois poussé à l'extrême au Québec, mais je préfère cet extrême là.

Et pour finir avec le plus important, pour mon mari l'homme de ma vie.

Mais pour finir comme j'ai commencé, c'est très dur de vivre le rêve de quelqu'un d'autre et j'ignore combien de temps je vais pouvoir le vivre encore...

16 août 2005

Ça y est j'ai la réponse !!!!


Je viens d'apprendre que ma demande de prêt et bourses a été acceptée, je vais donc pouvoir suivre la formation en secrétariat dans laquelleje me suis inscrite !

C'est fou la dose de stress qui vient de tomber et le soulagement qui
en ressort !!!

Mes vacances commencent vraiment bien !

15 août 2005

Suivre une formation professionnelle

Vouloir s'inscrire dans un centre de formation professionnelle sans avoir le certificat d'équivalence d'études et/ou de diplôme délivré par le MRCI, peut être une véritable gageure !

Ne trouvant pas de travail à un salaire équivalent à celui que j'ai actuellement et ne voulant pas me retrouver commis de magasin au salaire minimum, j'ai decidé de suivre des cours pour obtenir un DEP en secrétariat et avoir enfin un vrai métier, parce l'archéologie et bien ça ne paye pas comme me disait ma chère mère...

J'ai donc envoyé un dossier d'admission au centre professionnel Pierre Dupuy situé à Longueuil qui dépend de la commission scolaire Marie-Victorin (donc un établissement public).
Tout était 'correct' dans mon dossier sauf le fait que je n'ai pas le fameux certificat d'équivalence. Je n'en ai jamais fait faire car mon seul diplôme est un bac français qui correspond ici à un DEC. J'ai donc joint à mon dossier la photocopie de mon dernier relevé de notes de l'Université de Montréal au lieu de mon certificat d'équivalence car dans la liste des pièces à fournir cette possibilité était offerte.

MAIS étant une immigrante, je dois forcément fournir un certificat d'équivalence (donc payer la somme qui se doit au MRCI) même si je suis inscrite à l'Université de Montréal, que j'ai un code permanent délivré par le Ministère de l'Éducation du Québec, que j'ai aussi un code délivré par l'aide financière vu que l'an dernier j'avais fait une demande d'aide.
Je suis donc dans le système depuis un bout (pas depuis 2 jours), je suis étudiante à l'université, j'ai donc bien plus que le niveau DES (études secondaires) requis pour m'inscrire en DEP mais que nenni je ne peux pas m'inscrire !

Trouvant cette situation parfaitement grostesque, je me suis renseignée auprès d'une école privée (l'École d'administration de la Rive Sud) qui offre les mêmes cours en plus de certains services et ô surprise, l'école m'admet sans problèmes comme élève vu que j'ai LARGEMENT le niveau étant inscrite à l'université québecoise !

Ce matin j'ai eu des nouvelles de la commission scolaire Marie-Victorin et je dois passer le test de TDG (connaissances générales) pour savoir si je suis capable de suivre les cours auxquels je veux m'inscrire (les test sont en principe faits pour les jeunes qui ont quitté l'école de bonne heure).

Je ne pense pas passer ces tests...

Donc si vous voulez vous inscrire dans une formation professionnelle, que vous n'avez pas de certificat d'équivalence, mais que vous êtes inscrit à l'université, renseignez-vous bien...

13 juillet 2005

Serrer les dents et sourire ?

Je ne savais pas comment intituler cette page sans tomber dans le vulgaire.

Depuis lundi une nouvelle employée a commencé dans notre boîte, à 5 jours semaine, 40 heures par semaine. Engagée à la base pour 'assistante du boss', elle se retrouve en fait dans nos pattes car le boss a pas le temps (veut pas s'occuper d'elle car elle est pas 'vite vite').
Je sais, chuis pas fine avec elle mais elle est vraiment mal tombée.
Je suis à 4 jours semaine (26 heures par semaine), une collègue à 3 jours, une autre à 5 jours (32,5h payées 35h parce qu'elle et deux autres n'ont pas eu d'augmentation à la différence de moi et donc ont eu ce privilège).
On est dans un gros creux de travail, on est olbigées de se partager un livre de 590 pages à corriger entre nous 3.
Évidemment je viens d'apprendre qu'il va falloir le diviser en 4 et donner un bout à la nouvelle et 'la former'.
Je n'ai aucune envie, en plus elle n'est pas vraiment douée avec les ordis (je suis obligée par exemple de lui expliquer 3 fois comment renommer un document et elle est sensée être secrétaire...).
Je n'ai aucune envie de lui montrer comment faire le livre, ou un autre document à faire mais sous un autre format car elle nous vole notre job !
Bon je sais c'est vraiment pas sympa mais desolée je défends mon bifsteack
Elle est payée au même salaire que moi mais vu qu'elle a une subvention du gouvernement qui lui paye 75% de son salaire elle ne coûte quasiment rien au boss.

Je cherche activement un autre job mais en attendant je fais quoi avant de commetre un meurtre ?

20 juin 2005

Le zen

En pleine recherche d'infos sur le zen et la pratique de la méditation, je suis tombée sur cet article que je vous fais partager :

La pratique du Zen, à quoi cela sert-il?

18 juin 2005

Pour vivre vieux

les bon amis comptent plus que la famille :


http://fr.news.yahoo.com/050616/5/4grfu.htm

Je devrais envoyer cet article à tous nos amis car au rythme où ils 'disparaissent' on ne va pas vivre vieux !! lol


Comme disait Renaud, on choisit ses amis et pas sa famille.

Trois ans ici

La semaine prochaine cela fera trois ans que nous sommes installés au Québec.

Un bilan de ces années ?

Nous exerçons chacun un métier qui nous plaît et un métier que nous n'aurons jamais pu faire en France.
Nous venons d'acheter une maison, nous n'aurions sans doute pas pu en faire autant en France vu les prix du marché immobilier.
Nous vivons une petite vie tranquille, sereine, sans stress avec quelques loisirs et quelques amis. Notre définition de l'amitié s'est modifiée, les liens que nous avions avec nos amis dans notre pays d'origine, ne sont pas les mêmes ici mais l'amitié est une chose qui se construit patiemment avec le temps donc nous patientons.
Rentrerions-nous en France ?
Je pense que non et je pense aussi que nous ne passerons pas le restant de notre vie ici, le monde est grand, notre prochaine destination sera sans doute en Europe mais pas dans la 'douce France, cher pays de mon enfance'.
Ce qui me manque ici est surtout visuel : les paysages diversifiés et variés, les monuments historiques, les périodes qui se cotoyent et se chevauchent, les églises datant du Moyen Âge, le musée du Louvre, le musée d'Orsay, Cluny, la passerelle du Pont des Arts...
Je peux très bien vivre sans, en tout cas jusqu'à maintenant, lol !, mais est-ce que je le pourrai toujours ?
Est-ce que je regretterai un jour d'avoir tout quitter pour suivre l'homme de ma vie ? D'avoir abandonné pays, amis, études pour le suivre ici ?
Si jamais ce jour arrive j'espère qu'il se fera sans rancoeur et sans haine.

Mon ange je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai.

12 juin 2005

Trois jours de canicule

Et l'été n'est même pas encore arrivé !
Il fait 29 degrès dans la maison alors qu'il n'est même pas encore 9h00 du matin, merveilleuses maisons qui gardent la chaleur l'hiver mais qui la gardent aussi l'été...
Nous vivons donc en reclus la plupart du temps au sous-sol où nous profitons de la climatisation naturelle.
Ajoutez à la canicule et aux 90% d'humidité une bonne dose de smog et laissez mijoter tout ça, vous obtenez un parfait mélange pour torturer les asthmatiques.
Je ne pensais pas le dire un jour mais vivement l'hiver !....

24 mai 2005

La constitution européenne

Quelle semble loin cette constitution et cette Europe...
Voter oui ? voter non ? Aucune idée.
Voter oui à priori pour continuer à faire avancer cette Europe en marche depuis 50 ans, voter non pour protéger l'identité nationale mais dans ce cas pourquoi être dans l'Europe ?
Voter en ayant lu le fameux texte mais qui le comprend ? Qui peut expliquer, qui peut rédiger un texte simple, concis, accessible à la majorité qui ne devrait pas être obligée d'avoir fait l'ENA pour le comprendre !!
Voter oui, voter non, voter sans savoir ?

24 avril 2005

L'amitié et l'éloignement

Que devient-elle ?
Évolue-t-elle ? Mûrit-elle ? Disparaît-elle ?

Confrontée depuis 3 ans à l'absence quasi totale de contacts amicaux avec les amis restés au pays, l'envie, la force, la motivation s'émoussent de toujours devoir faire le premier pas qui reste toujours à sens unique.
Aucune réponse de l'autre côté, silence total, tout le monde, ou presque, aux abonnés absents.

Est-ce le signe qu'une page doit se tourner ? Oui sans doute, mais maintenant il faut trouver la manière la moins pénible et douloureuse de tourner la page et surtout de continuer à entretenir les liens avec ceux, trop peu, qui restent.

01 avril 2005

Havre de grâce !

Suite à des recherches sur Internet pour savoir si des bouquets de chaînes du cable contenaient des chaînes françaises, je suis tombée par hasard (sisi ça peut arriver) sur une discussion du site immigrer.com et j'ai découvert (mieux vaut tard que jamais, arf) qu'avec notre connection internet haute vitesse on pouvait regarder correctement les émissions françaises sur le net. Et non il n'y a que des émissions de merde en France la discussion comme la discussion le laissait entendre mais ça je le savais déjà.

Quel bonheur de pouvoir regarder la télé française.
Retrouver et redouvrir les émissions que l'on a aimé, en découvrir de nouvelles, profiter de cette manne infinie de connaissances est ô combien encore plus appréciable dans ce quasi désert télévisuel gangrené par la publicité toutes les deux minutes...
De longues heures de télé m'attendent mais devant mon écran d'ordinateur !
Ce que je regarde en vrac :

* sur France 5

- l'émission cult que j'ai découverte sur le net

http://cult.france5.fr/archives/archive20050402.html


- l'émission C'est dans l'air

http://www.france5.fr/cdanslair/



- l'émission question maison

http://www.france5.fr/questionmaison/


- l'émission Ubik

http://www.france5.fr/ubik/


Il y en a d'autres sur France 2 et France 3 mais la liste serait trop longue !
C'est là que l'on découvre ou re-découvre la richesse culturelle, la diversité de la France, la qualité des émissions et surtout la variété et le tout sans pub !!!!!!!
Promis la prochaine fois je vous ferai une page sur ce je regarde à la télé ici mais ça ira beaucoup plus vite.

D'autres amateurs de la télé sur le net ?



http://www.francetelevisions.fr/html/index.php?lg=fr

27 mars 2005

Qu'est-ce qu'être... ?

Après presque trois ans passés au Québec, l'idée m'est venue de me poser la question et de vous la poser, à vous qui êtes français, québécois, belge, allemand, italien etc…

Qu’est-ce qu’être … français ?

Je ne m’étais jamais posée la question, et je ne me l’aurai sans doute jamais posée si je n’avais pas immigré.
C’est une question à laquelle il m’est difficile de répondre car nous n’avons pas je crois, en France, l’habitude de se poser la question. On est français un point c’est tout.

Une définition toute personnelle va tenter de suivre.

La saga de la branche maternelle, originaire de Bretagne, prend ses racines en Chine, voyage en Inde, se poursuit en Indochine, et revient en France avec un grand-père né à Saïgon marié à une Française de la métropole. La saga paternelle débute et finit en Belgique avec un grand-père né sans doute à Bruxelles.
Ce joyeux mélange qui vit maintenant au Québec depuis trois ans, se sent française par son amour pour la littérature, Baudelaire, Hugo, Rimbaud, Rabelais, Molière, Beaumarchais, et tant d’autres.

Par mon amour pour l’Histoire, héritière d’un passé long de plus de deux mille ans, dont les nombreuses traces se voient au détour des chemins, au détour d’une rue, sur le fronton d’une maison, d’une église, je me sens française.

Fille du Nord de la France, passée la Loire j’étais la parisienne avec mon accent du Nord du fleuve. Amour, haine, incompréhension et tout à la fois, de la capitale lointaine et tentaculaire qui puise ses racines dans les siècles, cette France d’oc est aussi dans mon cœur.
La Méditerranée, les champs de lavande, les causses du Larzac, la Sainte-Victoire, le Pont du Gard, la Place de la Comédie, et tant d’autres paysages me sont chers.

Par mon amour pour Paname je me sens française. Ville indéfinissable, insupportable, insomniaque et insatiable. Le pont des Arts, les Cariatides du Louvre, l’Abbaye de St-Germain des Prés, le Boul’ Mich, les petites rues tortueuses et sans fin, vous me manquez.

Par mon amour de la controverse, du débat, de l’échange, de la découverte, de la curiosité, des longs repas entre amis pendant lesquels on refait le monde, je me sens française.

Par les fêtes telles le Carnaval, le 14 juillet, le 1er mai, je me sens française.

Par la diversité paysagère de ce « petit» pays, que j’ai trop peu parcouru, je me sens française.

Par la diversité ethnique de ce pays terre d’accueuil, je me sens française. Mes camarades de classe de tous horizons avec qui j’ai grandi vous me manquez.

Par la diversité culinaire de la bouillabaise, de la tartiflette, du couscous, du jambon-beurre-cornichons, des pieds de cochons, des rillettes, du Paris-Brest, de la ratatouille, je me sens française.

Par tout, ou presque tout, de ce qui me manque, ici, de mon pays, je me sens française.

Et pour vous, qu’est-ce qu’être … ?

Comment survivre au manque de stimulation intellectuelle ?

Je me suis inscrite à l'université car mes neurones sont en train de disparaître !!

Plus de discussions possibles sur des sujets vastes et variés. On ne peut pas discuter de politique, d'éducation, de cinéma, de littérature, de cuisine, de musique, etc.... bref on ne peut pas discuter hormis la vie quotidienne car on exprime une opinion, un avis, on argumente. Et ici c'est pris comme un reproche, une attaque, une critique. La pensée unique est de mise.
On ne peut pas refaire le monde autour d'un bon repas.
C'est impossible.

J'hésite à donner mon avis, mon opinion, je deviens amorphe.
Maintenant quand je regarde des émissions sur TV5 Canada telles que Des Racines et des Ailes ou encore Envoyé Spécial, j'ai de la misère parfois à suivre et à comprendre. Quand je vais sur les sites de journaux de français j'ai besoin de grande concentration pour pouvoir suivre.
Au secours !!

Ils parlent tellement différement de nous que ce soit sur le fond, la forme, la tournure, etc... que ça en devient pénible et si jamais on repart ce sera à cause de cela.
Je me rends compte aussi que notre éducation est à des années lumières. On nous apprend à argumenter, à introduire, à développer, à conclure, à développer une thèse, une anti-thèse, on a aussi énormément de vocabulaire et notre façon de nous exprimer nous joue des tours car nous sommes très souvent vus comme prétentieux malgré tous les efforts que nous pouvons faire.
Il ne faut pas oublier non plus le sentiment anti-français vu l'Histoire et les liens passés que nous avons en commun.
On nous reproche encore d'avoir abandonné le Canada aux anglais et ça fait 300 ans.

Heureusement qu'on agit pas de même en Europe avec les allemands.
Enfin bref c'est une très longue histoire...

(redigé en décembre 2004)

L'amitié et l'immigration

Je ne parlerai pas de la difficulté de se faire des amis dans le nouveau pays choisi, mais cette fois ci j'aimerai parler des amis restés au pays.
Mon mari vient de fêter ses 30 ans et j'avais écrit à des amis de longue date pour qu'ils lui fassent la surprise d'écrire un courriel pour lui souhaiter un bon anniversaire.
Un seul a répondu !
Pourtant je m'y étais prise longtemps à l'avance, écrit plusieurs fois mais rien, pas une réponse (à part l'ami cité plus haut), même pas un courriel pour dire "pas envie" ou "pas le temps".
Est-ce le média qui dérange ? Qu'est-ce que cela aurait été par la poste ! C'est dur d'aller à la poste, d'acheter un timbre, etc...
Bref.
Au début ils se désespèrent du départ, vous reprochent pour certains de partir, vous encouragent pour d'autres, mais tous jurent leurs grands dieux de garder le contact.
Après 2 ans et demi nous avons fait le ménage dans nos amis et connaissances, ce n'est pas dur car on n'a ni réponse à nos courriers postaux ni à nos courriels...
Jamais un courriel de leur part, jamais un courrier postal et encore moins un coup de téléphone car ça coûte cher... Les seuls qui restent sont ceux qui ont déjà vécu à l'étranger, qui ont voyagé, ont qui ont un conjoint d'une autre origine.
Je ne cherche pas de réponses, pas de recettes miracles pour garder les amis, c'est juste un constat, constat un peu amer mais qui fait refléchir sur les "amitiés" passées, présentes et futures.

(redigé en novembre 2004)

 
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