26 août 2005

Fin de l'été

Derniers jours d'août, derniers jours de grand soleil mais avec l'espoir que septembre sera beau !
Fin des vacances aussi mais aucun regret car tous mes projets s'enchaînent et une nouvelle année riche de défis et de découvertes s'annonce !

17 août 2005

Trois ans plus tard

Comme m'a très récemment dit une amie qui m'est chère et à qui je n'avais pas parlée depuis des lustres : c'est dur de vivre le rêve de quelqu'un.

En effet je suis venue ici pour suivre mon mari (français) qui rêvait de vivre au Québec et qui s'y sent comme un poisson dans l'eau.
Au bout d'un an et demi (je ne sais plus exactement), je savais déjà que je ne passerai pas toute ma vie ici mais je sais aussi que je ne rentrerai pas en France. J'irai plutôt soit dans une province anglophone, soit dans un pays d'Europe.

Pourquoi je ne me vois pas rester ici toute ma vie (on est là depuis 3 ans) :

Les vieilles pierres me manquent, la diversité des paysages me manquent, les discussions pour refaire le monde me manquent, mes amis me manquent (ma famille ne me manque pas n'en ayant plus).
Je ne supporte plus la misère culturelle, attention je ne dis pas qu'il n'y a pas de culture !! C'est une culture différente à la mienne et elle ne m'attire absolument pas.
Aucune stimulation intellectuelle, quasi impossibilité de discuter d'autres choses que de la pluie, du beau temps, des exploits du petit dernier, de la dernière voiture achetée.

Je ne supporte plus la laideur des poteaux électriques, les routes pourries, la mode vestimentaire relâchée, etc...

Sur un forum d'expatriés, une jeune femme vivant au Québec et ne le supportant plus, dit très justement :

'J'ai quelques amis québécois aussi, et de bonnes relations avec, qui sont aussi des gens adorables, mais effectivement, il faut toujours réfléchir avant de parler, de là que ça les frustre. J'ai par moment le sentiment que tant que tu montres que tu es d'accord avec eux, ça va très bien. Mais peut-être je me trompe. Ca n'empêche rien au fait que je les apprécie, mais c'est vraiment à toi de te mettre au diapason avec eux et il faut comprendre que tout ne se dit pas, même si tu te sens proches d'eux.'

Je ne supporte plus cette frustration !

Je ne supporte plus la frustration de ne pas pouvoir dire ce que je pense avec les mots que je pense, avec les mots que je ressens. C'est une plaie de parler la même langue (enfin plus ou moins la même langue).

En ce qui concerne la santé je suis un cas à part vu j'ai été mieux soignée ici que je ne l'ai été en France ayant été diagnostiquée et prise en charge pour une maladie qui me poursuit depuis des années et qui me poursuivra toujours.
La santé des enfants ? Je n'en ai pas et je n'en aurai sans doute pas, si je rentrais en France j'aurai la possibilité de faire des FIV (fécondation in vitro) vu que cette pratique médicale est prise en charge là-bas à la différence d'ici.

Oui je pense à rentrer en France mais j'y aurai quoi ?

Je me retrouverai très probablement caissière ou un autre truc du genre. Le seul diplôme que j'ai est un bac (un DEC), une formation en archéologie qui vaut que dalle vu que je n'ai pas de doctorat.
Nous n'avons plus rien en France, on fait comment pour se loger ? Hors de question d'aller vivre chez belle-maman.

Pourquoi je suis restée ici :

Pour mon job actuel de gestionnaire de projets et de chef de production dans lequel je m'éclate, je suis sous payée dans une boîte pourrie mais j'y aurai beaucoup appris (j'y ai commencé il y a à peine deux ans comme ouvrière de production et je suis rendue à gérer des contrats de plusieurs centaines de milliers de dollars).

Pour la tranquilité, le non stress, la sécurité, le non formalisme, la simplicité, le non élitisme : tout ce que je n'avais pas en France. Oui je sais tout ça est parfois poussé à l'extrême au Québec, mais je préfère cet extrême là.

Et pour finir avec le plus important, pour mon mari l'homme de ma vie.

Mais pour finir comme j'ai commencé, c'est très dur de vivre le rêve de quelqu'un d'autre et j'ignore combien de temps je vais pouvoir le vivre encore...

16 août 2005

Ça y est j'ai la réponse !!!!


Je viens d'apprendre que ma demande de prêt et bourses a été acceptée, je vais donc pouvoir suivre la formation en secrétariat dans laquelleje me suis inscrite !

C'est fou la dose de stress qui vient de tomber et le soulagement qui
en ressort !!!

Mes vacances commencent vraiment bien !

15 août 2005

Suivre une formation professionnelle

Vouloir s'inscrire dans un centre de formation professionnelle sans avoir le certificat d'équivalence d'études et/ou de diplôme délivré par le MRCI, peut être une véritable gageure !

Ne trouvant pas de travail à un salaire équivalent à celui que j'ai actuellement et ne voulant pas me retrouver commis de magasin au salaire minimum, j'ai decidé de suivre des cours pour obtenir un DEP en secrétariat et avoir enfin un vrai métier, parce l'archéologie et bien ça ne paye pas comme me disait ma chère mère...

J'ai donc envoyé un dossier d'admission au centre professionnel Pierre Dupuy situé à Longueuil qui dépend de la commission scolaire Marie-Victorin (donc un établissement public).
Tout était 'correct' dans mon dossier sauf le fait que je n'ai pas le fameux certificat d'équivalence. Je n'en ai jamais fait faire car mon seul diplôme est un bac français qui correspond ici à un DEC. J'ai donc joint à mon dossier la photocopie de mon dernier relevé de notes de l'Université de Montréal au lieu de mon certificat d'équivalence car dans la liste des pièces à fournir cette possibilité était offerte.

MAIS étant une immigrante, je dois forcément fournir un certificat d'équivalence (donc payer la somme qui se doit au MRCI) même si je suis inscrite à l'Université de Montréal, que j'ai un code permanent délivré par le Ministère de l'Éducation du Québec, que j'ai aussi un code délivré par l'aide financière vu que l'an dernier j'avais fait une demande d'aide.
Je suis donc dans le système depuis un bout (pas depuis 2 jours), je suis étudiante à l'université, j'ai donc bien plus que le niveau DES (études secondaires) requis pour m'inscrire en DEP mais que nenni je ne peux pas m'inscrire !

Trouvant cette situation parfaitement grostesque, je me suis renseignée auprès d'une école privée (l'École d'administration de la Rive Sud) qui offre les mêmes cours en plus de certains services et ô surprise, l'école m'admet sans problèmes comme élève vu que j'ai LARGEMENT le niveau étant inscrite à l'université québecoise !

Ce matin j'ai eu des nouvelles de la commission scolaire Marie-Victorin et je dois passer le test de TDG (connaissances générales) pour savoir si je suis capable de suivre les cours auxquels je veux m'inscrire (les test sont en principe faits pour les jeunes qui ont quitté l'école de bonne heure).

Je ne pense pas passer ces tests...

Donc si vous voulez vous inscrire dans une formation professionnelle, que vous n'avez pas de certificat d'équivalence, mais que vous êtes inscrit à l'université, renseignez-vous bien...

 
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