24 juin 2006

Au bout de quatre ans


Quatre années de présence sur le sol québécois! Quatre années enrichissantes, éprouvantes, exaltantes, stimulantes, et surtout pas ennuyantes, enfin sauf peut-être l'hiver! rires!

Hier, sur les quais du Vieux-Port de Montréal, j'ai discuté avec une bouquiniste parisienne venue pour l'événement Les bouquinistes du Saint-Laurent. Elle avait des reproductions d'affiches et de photographies de Paris qui m'ont mis la nostalgie! Mais je préfère avoir des regrets plutôt que des remords. Je préfère regretter ce que j'ai laissé en France plutôt que d'être restée en France et avoir des remords de ne jamais avoir tenté l'aventure outre-Atlantique.

En relisant mes bilans faits l'an dernier (mais pourquoi en avais-je écrit deux??), je me rends compte du chemin parcouru en ce qui concerne une éventuelle autre émigration. Le premier bilan est ici et le second
se trouve là. Une nouvelle émigration n'est plus une éventualité, c'est devenu une certitude. Reste à savoir si ce sera l'Italie ou une province anglophone du Canada. Le futur nous le dira!

Dora, une copine expat, qui vit en Nouvelle-Zélande, réclame à cor et à cri un bilan de ces années passées, mais je ne sais quoi raconter! rires!

Un nouveau métier s'offre à moi avec la reprise de mes études depuis septembre 2005. En effet, lassée de petits boulots, j'ai décidé de retourner à l'école.
Depuis notre arrivée ici, j'ai occupé successivement les emplois suivants : commis de boulangerie, ouvrière de compositions florales, technicienne en archéologie (premier emploi rémunéré à la différence de la France où je n'ai jamais pu être que bénévole n'ayant pas terminé mes études), ouvrière de production de photocopies et de reliures de documents, pour finalement devenir gestionnaire de projets. Le tout s'est fait sur le tas, la chance m'a été donnée de prouver ma valeur et mes compétences.
Ma formation se termine en octobre 2006 et je serai détentrice d'un Diplôme d'Études Professionnelles en secrétariat, le fameux sésame : le diplôme québécois, qui devrait me permettre de décrocher un emploi à ma mesure. Les mois qui viennent de passer ont été rudes, vivre avec un seul salaire et mes prêts et bourses nous ont obligé à de gros sacrifices et restrictions mais ce n'est que temporaire.

Après l'évocation de la vie professionnelle, il faut évoquer la vie sociale et culturelle. Elle n'a guère changé et elle est toujours plus ou moins aussi pauvre.
Mais il est grand temps que je diversifie mon environnement, composé à
98 % de Québécois. Cela s'est fait tout seul, je n'ai pas choisi délibérement de fuir mes compatriotes et les immigrants des autres nationalités mais n'ayant jamais vécu à Montréal, je pense que c'est normal d'avoir évolué dans un environnement quasi exclusivement pure-laine et francophone. Je sais, le fait d'avoir acheté une maison à une quarantaine de kilomètres de Montréal n'aide pas le développement de notre réseau social!!

Ni Française, ni Québécoise, je navigue entre deux eaux.
Plus tout à fait à l'aise en présence de Français de France, non plus totalement à l'aise en présence de Québécois, mon identité se noue et se dénoue au fil des contacts et des expériences. Je peux me fondre dans la foule sans aucun problèmes ayant acquis les gestes et les comportements d'ici mais il ne faut pas que j'ouvre la bouche, mon accent dénonçant immédiatement mes origines. Origines le plus souvent bien lourdes à porter dans cette partie du monde pour laquelle je ne suis pas faite et que j'ai hâte de quitter.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, les commentaires sont là pour ça!

19 juin 2006

La fierté québecoise?

Pourquoi les Québecois sont fiers d'être Québecois seulement à l'approche de la fête nationale?

Pourquoi est-ce seulement à cette période de l'année que l'on voit fleurir un peu partout des drapeaux sur les voitures, les balcons, etc.

Le reste de l'année la fierté disparaît? Pourquoi ne se montre-t-elle plus??

17 juin 2006

Différences culturelles


Voici en quelques mots, mon tout dernier récent "choc" culturel.

Une de mes collègues de classe se mariait jeudi passé et j'avais bricolé de mes blanches mains une carte de voeux toute simple.
Mardi matin je l'ai donc fait passée dans l'école afin que les filles qui le désirent y inscrivent un petit mot.

J'ai recupéré la carte le midi et je la remets à la future mariée qui nous quittait après le dîner.
Elle était toute contente et toute émue et nous a sincèrement remercié. Mais il n'y a eu aucun geste physique de sa part, ni de la part des autres quand elle nous a salué pour nous quitter.
Des bons voeux de mariage ont été prononcés mais aucun geste, aucune embrassade, aucune manifestation à part verbale.
Je n'ai pas été outre mesure surprise y étant plus ou moins habituée mais cette distance physique me surprendra toujours!

(l'illustration de ce billet vient du site Complètement blinkies dont vous trouverez l'adresse dans les liens)

 
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