31 mai 2008

O Canada!

"O Canada! Terre de nos aïeux, ton front est ceint de fleurons glorieux!" Oups il est trop tôt pour entamer l'hymne national canadien car je n'en suis qu'à l'étape de la candidature.

Lundi midi me voilà donc en route pour cette nouvelle étape de ma vie canadienne. J'avais rendez-vous à 13h et je suis arrivée pile à l'heure devant le bureau d'Immigration Canada où une trentaine de personnes attendait.

Armée de mes passeports, de mes pièces d'identité et de ma convocation, j'attends patiemment mon tour. Une fois listée comme présente, je prends place dans la salle d'attente dans laquelle chaque candidat patiente avant d'être reçu par un employé pour la vérification de ses documents d'identité. Curieuse de voir le service que je vais avoir (j'ai rempli ma demande en français sur laquelle j'ai précisé que je voulais être servie en français), je m'attends une fois de plus à traumatiser le fonctionnaire qui va me recevoir car depuis que je vis en Ontario je n'ai jamais été servie en français par le fédéral (alors que le français est l'une des deux langues officielles du Canada).

Mon tour vient enfin et une charmante dame entre deux âges m'invite à la suivre dans son bureau, me salue et me demande de m'asseoir, le tout bien évidemment en anglais. Je décide de jouer ma pénible et de ne lui répondre que par un simple bonjour en français évidemment. Je ne suis pas fine je sais, mais je suis tannée de ne croiser que des fonctionnaires unilingues et une fois de plus c'est le cas. Mon interlocutrice change littéralement de couleur, a quelques secondes de panique et se reprend pour me demander si je veux quelqu'un qui parle français, question à laquelle je réponds : Yes, please avec mon plus beau sourire.

Elle me reconduit dans la salle en me précisant que le French Officer is busy mais qu'elle me recevra sous peu. La voici se rendant mon dossier à la main dans le bureau de la chanceuse francophone, elle en ressort heureuse débarrassée de mon cas. Mais la susdite francophone sort manu militari de son bureau 30 secondes après son départ et lui court presque après. J'ai juste capté de leur discussion "She might", oui je might parler anglais mais je ne veux pas. Bon qu'à cela ne tienne je patiente.

Ma charmante dame revient quelques minutes après accompagnée d'un monsieur qu'elle a dû aller chercher au fin fond de bâtiment essoufflée comme elle en à l'air. Elle me propose l'aide de ce monsieur francophone durant l'entretien, aide que j'accepte avec plaisir bien entendu. Mon nouvel ami me demande surpris en français "mais vous ne parlez que le français?", question à laquelle je réponds en anglais par courtoisie par notre amie anglophone, non je parle aussi l'anglais mais je veux être sûre de comprendre et surtout d'être comprise pour cette étape importante de ma vie. Et je ne manque pas de préciser que je vis à 95% en français, ils sont évidemment très surpris d'apprendre cela.

Voilà que l'entretien commence et que les questions en anglais se succèdent, questions auxquelles je réponds en anglais avec l'aide de mon ami lorsque les mots me manquent. Nous voilà à l'étape du nom de fille et du nom de femme mariée (c'est toute une histoire cela aussi), et cette difficile étape franchie, je me fais expliquer en français le déroulement de l'examen qui sera écrit et pour lequel j'aurais les questions en français. Le tout dure une dizaine de minutes et après cela je suis conduite dans la salle d'examens dans laquelle je rentre évidemment la dernière.

Là j'écoute sagement les explications données en anglais aux autres candidats, explications durant lesquelles je remplis, en français, le formulaire de l'examen unilingue anglais. Comme à l'école il faut attendre le top départ de l'examinateur pour ouvrir les livrets et débuter le questionnaire à choix multiples. L'examen dure 30 minutes mais finalement il est tout à fait faisable en 5 minutes... Je quitte donc de la salle d'examens munie de tout mon attirail et vais redistribuer toutes ces choses aux fonctionnaires qui attendent les candidats. Je ressors finalement de là à 14h45.

Deux heures et demi d'attente, 10 minutes d'entretien, 5 minutes d'examen et 3 mois encore environ de patience avant de recevoir à la maison une lettre me conviant à une cérémonie durant laquelle je vais jurer allégeance à Sa Majesté Élisabeth II, chef d'état du Canada. Car oui je sais que j'ai réussi l'examen extrêmement facile et que j'aurais même 100 %!!!

12 mai 2008

Au fil des jours


Nous ne sommes pas encore à la moitié du mois de mai et ces quelques jours passés ont été riches en évènements, que va donc nous réserver la portion de mois restante!

Après la visite de France repartie hier, se profile à l'horizon mon examen de citoyenneté canadienne qui se tiendra le 26 mai prochain. Je vais devoir réviser dur pour certaines questions et je vous raconterais bien sûr comment cette nouvelle étape de ma vie canadienne se sera déroulée. Avant cela une balade à la Baie Georgienne se profile à l'horizon durant le long week-end de la Fête de la Reine qui s'en vient (le 19 mai). En attendant de vous montrer mes photos, l'envie me démangeant depuis un moment de photographier à nouveau des paysages, voici une carte du sud de la Baie issue du site de Tourisme Ontario.

Ce joli mois de mai nous a aussi offert les cavalcades des chevaliers des Medieval Times qui reproduisent sous vos yeux le déroulement d'un tournoi mêlant une joute et d'autres défis physique ou d'adresse. J'avoue avoir été agréablement surprise du souci historique apporté à la reconstitution.

Et si j'arrive à comprendre les modalités d'entrée sur le sol américain, une fin de semaine à New-York, pour fêter nos retours d'impôts, ne me déplairait pas!

Allez plus que 19 jours au mois de mai!

 
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